PTZ à 100 000 € voté à l’Assemblée : ce que les futurs acquéreurs parisiens doivent savoir

Vendredi 30 octobre, les députés ont adopté un amendement au projet de budget 2027 créant un prêt à taux zéro pouvant atteindre 100 000 € pour l'achat d'une première résidence principale. Une piste séduisante, mais loin d'être définitive. Chez Maison Cotard Immobilier, nous faisons le point sur ce qui est réellement voté et sur ce que cela peut changer pour un projet d'achat à Paris Est.

Ce que les députés ont voté

Lors de l'examen de la partie « recettes » du projet de loi de finances pour 2027, l'Assemblée nationale a adopté, par 29 voix contre 18, un amendement porté par le groupe Rassemblement national. Il prévoit un prêt à taux zéro allant jusqu'à 100 000 € pour l'acquisition ou la construction d'une première résidence principale par un jeune couple.

Le dispositif comporte plusieurs particularités : il serait accordé sans condition de ressources, le capital restant dû pourrait être annulé à la naissance ou à l'adoption d'un troisième enfant, et le logement devrait rester la résidence principale des bénéficiaires. Dans sa rédaction, il est réservé aux couples dont au moins un membre est de nationalité française.

Un débat plus large sur le PTZ « parentalité »

Ce vote s'inscrit dans une discussion entamée dès la présentation du budget. Le gouvernement a annoncé la reconduction du prêt à taux zéro classique, qui accompagne environ 70 000 ménages chaque année, et proposé un PTZ « parentalité » destiné aux ménages attendant un enfant ou ayant un enfant de moins de trois ans.

Le 8 octobre, la commission des finances avait déjà élargi cette idée, à titre indicatif : enfant de moins de cinq ans, suppression de la condition de ressources et plafond porté à 100 000 €. Plusieurs députés s'étaient alors inquiétés du coût de la mesure pour les finances publiques et de son efficacité pour les ménages modestes.

Figurines en bois d'une famille avec une maison et des clés, symbole d'un premier achat immobilier aidé par un PTZ

Pourquoi il faut rester prudent

Un amendement adopté en première lecture n'est pas une loi. Le texte doit encore passer par le Sénat, une éventuelle commission mixte paritaire et le Conseil constitutionnel. Surtout, le gouvernement peut réécrire le budget en recourant au 49.3 ou à une ordonnance, et la version finale devrait, selon l'AFP, sensiblement différer de celle débattue aujourd'hui.

Même si une mesure de ce type était retenue, ses paramètres (durée de remboursement, quotité, justificatifs) seraient fixés par décret. Les banques ne pourraient donc pas la proposer avant plusieurs mois. En clair : il serait risqué de suspendre un projet en attendant un dispositif dont ni le contenu ni la date d'entrée en vigueur ne sont connus.

Ce que 100 000 € représentent à Paris Est

Selon les Notaires du Grand Paris, le prix moyen des appartements anciens à Paris s'établissait à 9 590 € le m² fin août 2026, en léger recul de 0,5 % sur un an. Un prêt sans intérêts de 100 000 € correspondrait ainsi à un peu plus de 10 m² : de quoi transformer un deux-pièces en trois-pièces, ou alléger sensiblement la mensualité d'un jeune ménage dans le 11e, le 12e ou le 20e arrondissement.

Pour les familles qui s'agrandissent, l'enjeu est réel : c'est souvent au moment d'une naissance que le besoin d'une chambre supplémentaire se fait sentir, alors que le budget peine à suivre. À Vincennes, Saint-Mandé ou Montreuil, où les prix sont plus accessibles qu'intra-muros, un tel coup de pouce pèserait encore davantage dans le plan de financement.

Salle à manger d'un appartement haussmannien parisien avec parquet en point de Hongrie et moulures

Acheteurs, vendeurs : comment s'y préparer

Pour un acquéreur, le bon réflexe consiste à bâtir son projet sur les dispositifs existants, avec un courtier ou sa banque, puis à intégrer d'éventuelles nouveautés si elles se confirment. Le marché parisien, plus ouvert à la négociation qu'il y a deux ans, offre aujourd'hui des opportunités qui n'attendront pas forcément la loi de finances.

Pour un vendeur, un dispositif de ce type pourrait à terme solvabiliser davantage de jeunes familles, notamment sur les deux et trois-pièces familiaux. Mais un prix bien positionné dès la mise en vente reste le premier levier d'une transaction réussie, quelles que soient les aides en discussion.

En résumé

Le PTZ à 100 000 € voté le 30 octobre est un signal politique en faveur des primo-accédants et des familles, pas encore une réalité pour votre financement. Nous suivons de près la suite des débats et vous tiendrons informés de la version définitive du budget 2027.

Vous préparez un achat à Paris Est ? Parlons de votre projet

Source : Boursorama (AFP) – « Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus » – 31 octobre 2026 – lire l'article source

Photos : The Now Time, Igor Lolatto et yann maignan / Unsplash

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